

Les Zero-Knowledge Proofs (ZKP) révolutionnent la cryptographie en permettant à une partie de démontrer à une autre qu’elle détient une information ou une valeur, sans en révéler le contenu. Cet article offre un panorama détaillé des ZKP, de leurs mécanismes, de leur utilité, de leurs types, de leurs usages et des technologies connexes.
Un Zero-Knowledge Proof est une procédure par laquelle un prouveur peut attester auprès d’un vérificateur de la véracité d’une affirmation, sans communiquer d’autre information que le fait que cette affirmation est vraie. Par exemple, David possède la meilleure recette de spaghetti bolognaise au monde, et John souhaite vérifier que David la détient sans en connaître les détails. Grâce au ZKP, David peut prouver qu’il possède la recette sans rien dévoiler de son contenu.
Le fonctionnement d’un Zero-Knowledge Proof suit généralement ces étapes :
Ces étapes peuvent être répétées pour renforcer la fiabilité de la preuve. La structure fondamentale du ZKP repose sur trois séquences : engagement, défi et réponse.
Les Zero-Knowledge Proofs sont particulièrement appréciés pour leur capacité à garantir simultanément confidentialité et transparence. À l’ère de la collecte massive de données par les grandes entreprises, les exigences en matière de protection de la vie privée s’intensifient. Les ZKP permettent de vérifier une information sans exposer les données sensibles, conciliant ainsi ces deux impératifs.
Il existe principalement deux familles de Zero-Knowledge Proofs :
ZK-SNARKs (Zero-Knowledge Succinct Non-Interactive Argument of Knowledge) : Ces preuves sont compactes et n’impliquent aucune interaction entre le prouveur et le vérificateur. Elles reposent sur la cryptographie des courbes elliptiques et nécessitent une configuration de confiance initiale.
ZK-STARKs (Zero-Knowledge Scalable Transparent Argument of Knowledge) : Ces preuves, proches des SNARKs, utilisent des fonctions de hachage au lieu des courbes elliptiques. Elles se dispensent de configuration de confiance et résistent aux ordinateurs quantiques.
Les Zero-Knowledge Proofs offrent des solutions innovantes dans de nombreux secteurs, grâce à leur capacité à allier confidentialité et scalabilité. Elles sont déployées dans les systèmes financiers, les dispositifs de vote et les blockchains. Parmi les usages majeurs, les ZK Rollups optimisent la scalabilité d’Ethereum tout en garantissant un haut niveau de sécurité.
Les ZK Rollups constituent une solution Layer 2 pour Ethereum et d’autres blockchains. Ils augmentent fortement la capacité de traitement des transactions, réduisent les frais et fluidifient le réseau. Cette approche agrège les transactions hors chaîne et génère des preuves compactes via les zk-SNARKs, ensuite enregistrées sur la blockchain.
Le fonctionnement des ZK Rollups s’articule autour de :
Plusieurs projets ZK Rollup se sont démarqués récemment :
Les Zero-Knowledge Proofs marquent une avancée essentielle en cryptographie, offrant un moyen efficace de préserver la confidentialité tout en garantissant la transparence et la confiance. Au fil du développement des technologies blockchain, les ZKP et leurs déclinaisons telles que les ZK Rollups joueront un rôle clé dans la résolution des problématiques de scalabilité et de confidentialité. L’essor des projets ZK Rollup témoigne du potentiel de cette technologie pour redessiner l’univers de la blockchain, ouvrant la voie à des interactions numériques plus performantes, sécurisées et respectueuses de la vie privée.
Le ZKP sert à l’authentification sécurisée, aux transactions confidentielles et à l’audit privé dans les réseaux blockchain, permettant la vérification sans exposition des données sensibles.
Le scénario de la « grotte d’Ali Baba », où l’on prouve la connaissance d’un secret sans le révéler, en empruntant un chemin déterminé.
ZKP désigne Zero-Knowledge Proof, une méthode cryptographique permettant de vérifier une information sans la dévoiler, renforçant la confidentialité dans les transactions blockchain.
Bitcoin intègre le ZKP via la mise à jour Taproot, afin d’améliorer la confidentialité en autorisant des transactions sans divulgation de détails sensibles.











