

Haha Money Printer Go Brrr est un mème viral apparu sur Internet en 2020. Il met en scène un jeune qui interpelle bruyamment un cadre plus âgé de la Réserve fédérale, occupé à actionner une machine à imprimer de la monnaie. Ce mème a été conçu comme une satire, en réaction à l’annonce de la Réserve fédérale sur son intention d’accroître fortement la liquidité du marché boursier au début de la pandémie de COVID-19.
Face à la crise économique provoquée par la pandémie, la Réserve fédérale, banque centrale des États-Unis, a annoncé vouloir injecter 1,5 trillion de dollars dans l’économie sous forme de prêts à court terme. Cette intervention monétaire d’une ampleur inédite a déclenché la création du mème et déclenché un vaste débat sur la gestion des crises économiques par la politique monétaire gouvernementale.
Ce mème illustre de façon visuelle le clivage entre partisans et opposants à l’intervention monétaire de l’État. Le personnage jeune figure les critiques inquiets des conséquences de « l’impression monétaire », tandis que le cadre plus âgé de la Réserve fédérale incarne l’approche institutionnelle de stabilisation économique par l’expansion monétaire.
L’expression « Money Printer Go Brrr » est devenue un raccourci pour décrire les situations où gouvernements ou banques centrales accroissent la masse monétaire, selon des modalités jugées risquées ou insoutenables par leurs opposants. L’onomatopée « brrr » évoque le ronronnement continu d’une presse à imprimer, mettant en avant la facilité et la rapidité de création monétaire dans les systèmes financiers actuels.
Les inquiétudes véhiculées par ce mème portent sur l’assouplissement quantitatif et ses conséquences potentielles. L’assouplissement quantitatif est un outil de politique monétaire : il n’équivaut pas à imprimer physiquement des billets, mais permet d’augmenter effectivement la masse monétaire dans l’économie. Typiquement, la banque centrale achète des titres aux banques commerciales, injectant ainsi de la liquidité dans le système financier.
Les critiques de ces politiques mettent en avant plusieurs risques, notamment celui de l’hyperinflation, survenue à de nombreuses reprises lorsque des gouvernements ont augmenté trop vite ou sans contrôle la masse monétaire. L’histoire économique de différents pays montre qu’une création monétaire excessive peut causer une dépréciation rapide de la devise et une instabilité économique.
Dans des cas moins extrêmes, les opposants à l’assouplissement quantitatif soulignent le risque de dépréciation monétaire. Lorsque l’offre de monnaie croît, la valeur des encaisses existantes baisse, diminuant le pouvoir d’achat de l’épargne et des actifs. Cette préoccupation touche en particulier ceux qui détiennent d’importantes sommes en monnaie fiduciaire ou des placements à revenu fixe.
Dès sa diffusion, le mème Haha Money Printer Go Brrr a connu un large écho dans diverses communautés en ligne, notamment parmi les critiques des systèmes de monnaie fiduciaire et de l’intervention économique de l’État. Il s’est particulièrement répandu dans les milieux de la cryptomonnaie et libertariens, où la défiance envers les politiques monétaires centralisées est forte.
La structure du mème s’est révélée très flexible, donnant naissance à de nombreuses déclinaisons qui gardent l’idée d’une personne exprimant colère ou frustration face à une autre qui contourne les règles ou les normes établies. Ces variantes se sont étendues à d’autres domaines que la politique monétaire, illustrant la polyvalence du format comme vecteur de commentaire social.
La popularité de ce mème traduit des préoccupations plus larges sur le rôle de l’État dans la gestion économique et la viabilité à long terme des politiques monétaires actuelles. Il s’est imposé comme un marqueur culturel dans les débats sur l’inflation, la dépréciation de la monnaie et la nature fondamentale de la monnaie dans les économies modernes. Le mème refait régulièrement surface lors d’annonces majeures de politique monétaire ou en période d’incertitude économique, rappelant l’actualité des débats sur le rôle des banques centrales dans la gestion de l’économie nationale.
« Money Printer Go Brrrrr » est un mème Internet qui fait référence à l’impression illimitée de monnaie par les banques centrales. Il tourne en dérision l’expansion monétaire excessive et l’inflation, en mimant le bruit d’une machine à imprimer. Dans l’écosystème crypto, il symbolise la création rapide de jetons et la croissance du marché alimentées par une liquidité abondante.
Le mème « Haha Money Printer Go Brrrrr » est né des politiques d’expansion monétaire de la Réserve fédérale. Il a gagné en popularité en incarnant l’humour d’Internet autour de l’impression illimitée de monnaie et des craintes d’inflation, et en symbolisant les débats sur les mesures de relance économique.
Ce mème trouve un écho particulier dans la communauté crypto car il illustre avec humour le ressenti face à l’inflation, à l’expansion monétaire et aux dynamiques de marché. Son humour absurde et sa référence culturelle commune en font un moyen d’exprimer des frustrations et des espoirs collectifs à propos des systèmes financiers.
Ce mème fait référence à l’impression illimitée de monnaie par les banques centrales lors de crises. Lorsque les gouvernements recourent à l’assouplissement quantitatif, ils inondent les marchés de liquidités, diluant ainsi la valeur de la monnaie. Haha Money Printer Go Brrrrr illustre de façon satirique l’inflation monétaire et ses conséquences économiques, tout en mettant en avant l’alternative décentralisée de la crypto.
Ce mème se moque de l’expansion monétaire excessive et des politiques d’impression de monnaie des banques centrales. Il critique, sur un ton ironique, les logiques économiques où l’augmentation de la masse monétaire par l’État conduit à la dépréciation de la devise et à la hausse des prix sans amélioration de la productivité.











