

Avant d’aborder le volet judiciaire, il est essentiel de comprendre l’identité de la figure centrale et la nature de la plateforme au cœur de cette affaire. Le fondateur possède une plateforme d’échange de cryptomonnaies populaire, qui promet aux utilisateurs de tirer parti d’algorithmes avancés pour optimiser leurs profits de trading. Fondée sur l’intelligence artificielle (IA) et le machine learning, la plateforme s’est imposée comme un acteur clé dans l’écosystème crypto, proposant des stratégies de trading automatisées pour le Bitcoin, l’Ethereum et d’autres devises numériques majeures.
La plateforme a séduit aussi bien les investisseurs particuliers que professionnels grâce à son interface intuitive, sa technologie de pointe et ses promesses d’offrir un avantage concurrentiel sur un marché crypto particulièrement dynamique. Désormais, avec un fondateur au cœur d’un scandale de corruption, l’avenir de la plateforme est incertain.
Selon un affidavit du FBI déposé le 23 septembre 2024, le fondateur aurait versé jusqu’à 280 000 $ par mois à des adjoints du Los Angeles County Sheriff's Department (LASD). En contrepartie, ces agents auraient commis diverses infractions allant bien au-delà de la simple consultation de données confidentielles. Ils auraient notamment organisé de fausses perquisitions, harcelé les concurrents du fondateur et procédé à des arrestations de personnes avec qui ce dernier avait des différends personnels, souvent sur la base d’accusations fabriquées.
Un épisode particulièrement accablant concerne un certain « Victime R.C. », planificateur interpellé en 2021 par un agent du LAPD. R.C. a été arrêté pour une infraction fictive liée à des stupéfiants, la motivation sous-jacente étant, d’après les enquêteurs, la volonté du fondateur de perturber les activités de R.C. Cette arrestation factice illustre la manière dont le fondateur aurait instrumentalisé des policiers corrompus pour se débarrasser de ceux qu’il considérait comme des obstacles à sa réussite.
Les accusations de corruption et de harcèlement ne constituent qu’une partie du dossier. Les procureurs fédéraux reprochent également au fondateur d’avoir éludé plus de 1,7 million de dollars d’impôts fédéraux entre 2020 et 2022. Sur cette période, il aurait omis de déposer toute déclaration fiscale, laissant des traces de dépenses somptueuses que les autorités ont depuis mises au jour.
Comment ce patrimoine non déclaré a-t-il été utilisé ? Selon les enquêteurs, le fondateur a multiplié les achats de voitures de luxe, loué un manoir dans le quartier huppé de Bel Air, et même subi une opération esthétique d’allongement des jambes – symbole du faste de son mode de vie. Le fondateur menait ainsi grand train tout en se soustrayant à ses obligations fiscales, recourant à des méthodes douteuses pour consolider sa position.
Parmi les aspects les plus préoccupants de l’affaire figure le harcèlement présumé d’un ancien associé, E.Z. Le fondateur prétendait que celui-ci lui devait 300 000 $ après une opération crypto ayant mal tourné. Plutôt que d’engager une procédure judiciaire, il aurait mobilisé ses contacts au sein du LASD pour orchestrer une « campagne d’intimidation » contre E.Z.
D’après l’affidavit du FBI, le fondateur aurait consulté des bases de données policières pour collecter des informations sensibles sur E.Z. et sa famille, avant d’envoyer des messages menaçants, certains accompagnés de photos personnelles et de données confidentielles issues des forces de l’ordre. Ces menaces se sont aggravées, transformant la vie de E.Z. en cauchemar, avec le concours de l’équipe de sécurité du fondateur, composée d’anciens adjoints du LASD.
L’incident le plus marquant s’est produit en novembre 2021 dans le comté de Riverside, Californie, alors que E.Z. et le fondateur voyageaient ensemble. Après une pause, un SUV les a approchés : deux individus, dont l’un armé, ont tenté de forcer E.Z. à monter à bord. Ce dernier a réussi à s’enfuir et a alerté la police, suspectant une tentative d’enlèvement. Les agresseurs se sont révélés être d’anciens adjoints du LASD employés par l’équipe du fondateur. Cet événement a conclu des mois de menaces et de harcèlement persistants.
En plus d’avoir recours à des membres des forces de l’ordre, le fondateur aurait mandaté un détective privé, K.C., pour accentuer le harcèlement de E.Z. et accéder à des informations confidentielles. Ce détective aurait obtenu un mandat GPS via des officiers corrompus du LASD, permettant la géolocalisation de E.Z. à son insu.
L’affidavit du FBI indique également que le fondateur aurait franchi un pas supplémentaire dans ses agissements. Dans un épisode particulièrement grave, le fondateur et E.Z. ont été accusés d’avoir pénétré dans le domicile d’une victime. Le fondateur, se faisant passer pour un agent du FBI, aurait saisi un ordinateur contenant des cryptomonnaies et, sous la menace d’une arme, exigé le mot de passe. Cet acte d’usurpation d’identité et de vol s’inscrit dans un schéma global de tromperie, d’extorsion et de corruption destiné à asseoir l’emprise du fondateur sur le secteur crypto.
L’implication des adjoints du LASD dans ce dossier soulève de sérieuses questions sur l’intégrité du département. Selon l’accusation, ces agents auraient perçu jusqu’à 280 000 $ par mois pour faciliter les activités criminelles du fondateur, depuis l’accès à des bases de données policières jusqu’aux arrestations illégales, dépôts de faux mandats de perquisition et actions de harcèlement contre ses concurrents.
Ce dossier révèle les dérives potentielles des institutions de sécurité lorsque l’autorité et l’argent s’entremêlent, avec des conséquences lourdes pour ceux qui s’y opposent. La capacité de certains agents à monnayer leur pouvoir entache la réputation du LASD, désormais confronté à des répercussions majeures.
Le fondateur défend une version contradictoire, arguant que ses actes étaient motivés par l’attitude erratique de E.Z., qui lui devait 300 000 $ à l’issue d’une opération crypto avortée. Selon lui, il n’a fait qu’appeler son équipe de sécurité pour gérer une situation potentiellement dangereuse. L’ancien adjoint ayant confronté E.Z. armé justifie également son action, affirmant avoir été informé que E.Z. était armé, même si seule la présence d’un tournevis électrique a été constatée.
Cette ligne de défense ne répond toutefois pas à l’ensemble des accusations, notamment la corruption, le harcèlement de concurrents et l’évasion fiscale présumés.
Ancienne étoile montante de la crypto, la plateforme de trading a vu sa valeur s’effondrer à la suite des révélations de corruption. Comptant plusieurs millions d’utilisateurs à l’échelle internationale, elle subit un examen minutieux des régulateurs et des investisseurs. Les accusations contre le fondateur compromettent gravement l’avenir de l’entreprise et suscitent des interrogations sur sa viabilité.
Dans la foulée du scandale, la valeur boursière de la plateforme a plongé, occasionnant d’importantes pertes pour les investisseurs. L’entreprise doit désormais répondre à des exigences renforcées en matière de transparence et de gouvernance, tandis que ses dirigeants font face à une pression croissante.
L’enquête visant le fondateur et la plateforme de trading se poursuit, les procureurs affirmant leur détermination à explorer toutes les pistes. L’instruction est pilotée par une équipe expérimentée, mobilisée pour poursuivre le fondateur en justice.
Plusieurs agences—FBI, IRS, Securities and Exchange Commission (SEC)—collaborent étroitement pour réunir des preuves solides et constituer un dossier complet contre le fondateur.
Au fil de la procédure, les répercussions pour le fondateur, la plateforme et l’ensemble de l’écosystème crypto s’annoncent majeures. En cas de condamnation, le fondateur risque une peine de prison significative et les effets pourraient largement dépasser sa situation personnelle. La plateforme, autrefois prometteuse, évolue désormais dans l’incertitude, investisseurs et utilisateurs s’interrogeant sur la pertinence de maintenir leur engagement auprès d’un acteur aussi controversé.
Gautam Adani, fondateur du groupe Adani, fait face à des accusations de corruption à grande échelle impliquant plusieurs agences, dont les autorités fiscales et des organismes de régulation environnementale. Le scandale concerne la filiale Adani Green Energy, avec des enquêtes en cours pour corruption et infractions réglementaires.
Le fondateur est poursuivi pour corruption d’agents publics, fraude fiscale et harcèlement. Il encourt des poursuites pénales, de lourdes amendes, une peine d’emprisonnement, la confiscation d’actifs et une interdiction définitive d’exercer dans les secteurs concernés.
Le scandale a considérablement nui à la réputation de l’entreprise, entraînant une perte de clientèle, une diminution des parts de marché, une baisse du moral interne et des difficultés de recrutement.
Les victimes de harcèlement et d’intimidation bénéficient de protections juridiques via les services du travail et les autorités compétentes. Elles peuvent signaler ces faits, accéder à une assistance juridique et solliciter des dispositifs de protection. Les employeurs sont tenus de garantir un environnement de travail exempt de harcèlement et d’offrir un soutien psychologique et juridique adapté aux victimes.
Les pratiques d’évasion fiscale comprenaient des revenus non déclarés et la dissimulation de comptes à l’étranger, avec des amendes individuelles pouvant atteindre 250 000 $ et des sanctions pour les entreprises allant jusqu’à 500 000 $ ou le double du produit des infractions.
L’enquête en est à un stade préliminaire à intermédiaire. Les autorités de régulation poursuivent la collecte de preuves et les auditions. Aucune charge officielle n’a encore été déposée, mais le dossier fait l’objet d’investigations actives par les agences compétentes.
Les investisseurs doivent évaluer leur exposition au risque et leurs objectifs à la lumière des informations disponibles. La décision de se retirer ou de rester doit reposer sur une analyse approfondie et personnelle, et non sur des réactions impulsives.











