

Le trading de cryptomonnaies comporte des particularités distinctes par rapport aux marchés financiers classiques, la volatilité des prix étant l’un des principaux paramètres influant sur l’activité des traders. Comprendre la notion de slippage et savoir l’anticiper est indispensable à toute intervention sur les marchés crypto.
Le slippage désigne l’écart entre le prix auquel un trader prévoit d’exécuter une transaction sur une cryptomonnaie et le prix effectivement obtenu. Saisir la portée du slippage est essentiel pour tout intervenant sur le marché crypto : ce phénomène traduit le décalage entre le prix initialement ciblé pour une opération et le prix réel d’exécution. On distingue le slippage positif, lorsque l’opération s’effectue à un prix plus avantageux que prévu (moins cher à l’achat ou plus cher à la vente), et le slippage négatif, où l’exécution se fait à un prix défavorable (plus cher à l’achat ou moins cher à la vente). Si le slippage touche l’ensemble des marchés financiers, il se manifeste de façon accrue sur les marchés des cryptomonnaies, du fait de leur extrême volatilité. Les actifs numériques sont fréquemment sujets à des variations de prix supérieures à 10 % sur de courtes périodes, ce qui complique l’exécution d’ordres au prix recherché. Cette volatilité découle de facteurs microéconomiques (offre et demande, évolutions réglementaires) mais aussi macroéconomiques, comme les modifications de taux d’intérêt.
Le slippage sur les marchés des cryptomonnaies résulte de plusieurs facteurs interdépendants. Le principal est la volatilité, qui se traduit par des mouvements de prix soudains et marqués. Les cryptomonnaies peuvent varier de plusieurs points de pourcentage en quelques minutes, rendant l’évaluation des prix en temps réel complexe et accroissant le risque de slippage. La liquidité du marché constitue un autre facteur crucial. Selon les actifs et les plateformes, les volumes échangés varient fortement. Les principales cryptomonnaies bénéficient d’une liquidité notable, alors que les altcoins secondaires affichent souvent des volumes bien moindres. Ce déséquilibre de participation et de capitaux rend certains segments du marché crypto plus vulnérables aux variations de prix importantes. Par ailleurs, les altcoins de faible capitalisation ou peu prisés rencontrent davantage de difficultés à trouver des contreparties. Ces actifs peu liquides présentent fréquemment un spread étendu entre le cours acheteur le plus haut et le cours vendeur le plus bas. Plus cet écart est important, plus le risque de slippage augmente lors de l’exécution d’ordres.
La tolérance au slippage est un paramètre de gestion du risque permettant au trader de fixer l’écart de prix maximal toléré lors de l’exécution d’un ordre. Exprimée en pourcentage, elle est définie avant la passation de l’ordre. Par exemple, une tolérance au slippage de 0,5 % signifie que le trader accepte un écart de prix maximal de 0,5 % par rapport au prix affiché. Si le Bitcoin cote à un certain niveau, une tolérance de 0,5 % permet une exécution dans cette fourchette. L’ordre ne sera pas exécuté si le prix bouge au-delà de ce seuil, protégeant ainsi l’utilisateur contre des écarts excessifs. La plupart des plateformes de trading crypto intègrent un réglage de la tolérance au slippage afin de permettre aux traders d’adapter leur exposition au risque et d’ajuster leur stratégie selon leur profil et le contexte de marché.
Le taux de slippage optimal dépend des objectifs et du profil de risque de chaque trader. Bien que la valeur de 0,5 % soit souvent proposée par défaut sur les principales plateformes, il est essentiel d’ajuster ce paramètre selon sa propre stratégie. Prenons un exemple concret : un trader souhaite acquérir 1 Ethereum (ETH) à un cours affiché, avec une tolérance au slippage de 5 %. Hors frais de plateforme, le prix maximum qu’il paiera sera 5 % au-dessus du cours affiché, et le minimum 5 % en dessous en cas de baisse. Après l’exécution, il est possible de calculer le pourcentage réel de slippage grâce à la formule : montant du slippage en dollars, divisé par la différence entre le prix limite et le prix attendu, multiplié par 100. Par exemple, si un investisseur achète 1 BTC avec 1 % de tolérance au slippage et que la transaction se réalise dans cette zone, il peut mesurer la part du slippage réellement subie. Ce calcul permet d’évaluer l’exposition effective au slippage lors de chaque transaction.
Les traders de cryptomonnaies disposent de plusieurs leviers pour limiter le slippage et protéger leur capital. D’abord, définir une tolérance au slippage resserrée est la première mesure de protection. Avant de passer un ordre, il convient d’évaluer les impacts potentiels selon différents pourcentages pour fixer le seuil maximal acceptable. Ensuite, privilégier les ordres à cours limité plutôt que les ordres au marché réduit fortement le risque de slippage. Les ordres à cours limité permettent de spécifier un prix d’achat maximal ou de vente minimal, garantissant une exécution dans une fourchette prédéfinie. À l’inverse, les ordres au marché s’exécutent aux cours disponibles, sans garantie sur le niveau, ce qui peut conduire à des prix défavorables. Troisième levier : privilégier les actifs liquides, tels que Bitcoin et Ethereum. Ces actifs majeurs bénéficient d’un volume d’échange élevé et sont accessibles sur de nombreuses plateformes, facilitant la rencontre des ordres et réduisant le spread. Enfin, il est important de rester prudent lors des phases de forte volatilité. Surveiller les volumes quotidiens et se tenir informé des événements majeurs, annonces économiques ou évolutions technologiques, aide à éviter les périodes à haut risque de slippage.
Le slippage est une réalité incontournable du trading de cryptomonnaies, intrinsèquement liée à la volatilité et à la liquidité de ce marché. Maîtriser la notion de slippage, ses origines et les solutions pour s’en prémunir est essentiel à la réussite sur les marchés crypto. S’il est impossible de l’éliminer totalement, une gestion rigoureuse du risque permet d’en limiter l’impact. En ajustant la tolérance au slippage, en utilisant des ordres à cours limité, en ciblant les actifs les plus liquides et en évitant les périodes de forte volatilité, les investisseurs peuvent mieux protéger leurs intérêts et optimiser leurs résultats. À mesure que l’écosystème crypto se développe, les plateformes de trading proposent des outils de plus en plus sophistiqués pour accompagner les investisseurs dans la gestion du slippage, tout en leur permettant de garder la main sur leur stratégie.
Le slippage désigne la différence entre le prix attendu et le prix réellement obtenu lors de l’exécution d’un ordre. Il survient en raison de la volatilité et de la rapidité des mouvements de marché, entraînant parfois des prix moins avantageux qu’anticipé.
Un slippage faible est préférable en trading. Il permet d’exécuter les ordres au plus près du prix souhaité, limitant l’impact des écarts de prix. Il est donc conseillé de viser la tolérance au slippage la plus basse possible pour optimiser ses transactions.
Un slippage de 2 % signifie que la transaction peut être exécutée à un prix jusqu’à 2 % supérieur ou inférieur au prix affiché. Définir une tolérance de 2 % permet à l’ordre d’être validé si le prix reste dans cette marge par rapport au prix de référence.
Le slippage se produit lorsqu’un ordre est exécuté à un prix différent de celui anticipé. Par exemple, vous placez un ordre d’achat à 50 $, mais en raison de la volatilité et d’une faible liquidité, il s’exécute à 50,20 $. Cette différence de 20 cents illustre le slippage, courant lors de pics de volume ou dans des conditions de faible liquidité.











