

Le cadre réglementaire de la SEC apporte un éclairage essentiel pour distinguer ENA en tant qu’instrument financier natif de la crypto, distinct des valeurs mobilières traditionnelles. Selon le Framework 2019 de la SEC pour l’analyse des contrats d’investissement, les actifs numériques doivent satisfaire les quatre critères du test de Howey pour être qualifiés de valeurs mobilières : investissement financier, attente de profits, entreprise commune et dépendance aux efforts de l’émetteur. La structure d’ENA remet en cause ces critères de manière significative.
En tant que jeton utilitaire et de gouvernance, ENA se distingue fondamentalement des valeurs mobilières classiques, puisqu’il ne confère ni droits de propriété, ni dividendes, ni partages de bénéfices. Les détenteurs du jeton disposent de droits de vote sur la gouvernance du protocole et la gestion des risques, tandis que les mécanismes de staking récompensent la participation — des fonctions qui diffèrent d’une logique d’investissement passif. Le schéma d’application de la SEC, notamment l’affaire SEC v. Ripple en 2023, montre que les transactions sur le marché secondaire ne relèvent pas des ventes institutionnelles, ouvrant la voie à une classification hors valeurs mobilières pour les instruments natifs de la crypto.
Ethena Labs souligne qu’ENA n’intègre ni mécanismes de revenu fixe ni caractéristiques de dette, propres aux instruments financiers traditionnels. Il s’agit d’un jeton utilitaire permettant d’accéder à un protocole décentralisé sur Ethereum. La distinction réglementaire repose sur le fait que les détenteurs d’ENA ne dépendent pas des efforts continus de l’émetteur pour générer des profits — ce qui s’avère difficile à démontrer compte tenu de la gouvernance décentralisée d’Ethena et de la fonctionnalité on-chain du protocole.
Le projet SEC Project Crypto 2025 illustre une ouverture réglementaire aux innovations du marché, réduisant potentiellement les obstacles pour les classifications natives de la crypto. En valorisant la gouvernance d’ENA, l’absence de droits financiers et son architecture décentralisée, Ethena positionne son jeton hors des cadres classiques des valeurs mobilières tout en restant sous surveillance réglementaire. Cette distinction s’avère centrale à mesure que les régulateurs affinent la catégorisation des actifs numériques évoluant au-delà des instruments financiers conventionnels.
La transparence d’audit constitue un pilier de la crédibilité réglementaire d’USDe, compte tenu de la complexité de son architecture de couverture delta-neutre. Les cadres proposés par PwC et Certa insistent sur la clarté de la divulgation des structures de collatéral et des mécanismes de couverture, permettant aux parties prenantes de comprendre comment les positions short sur BTC et ETH servent à compenser la volatilité des actifs de réserve. Toutefois, l’intégration d’USDe à 6 milliards de dollars avec MakerDAO a suscité une vive controverse concernant la transparence des risques. Les critiques ont soulevé des interrogations sur la visibilité des expositions de crédit, la volatilité des taux de financement et les modalités de conservation lorsque les délégataires allouent les actifs de réserve aux plateformes de produits dérivés. Les rapports d’audit du protocole, dont celui de Pashov en septembre 2024, ont traité la sécurité des smart contracts et la validation du mécanisme delta-neutre, mais certains points restent à clarifier sur les dépendances opérationnelles et les risques de base. Avec l’intensification de la surveillance des collatéraux DeFi en 2026, une divulgation plus fine des risques devient indispensable. Les parties prenantes attendent désormais des rapports détaillés sur la dynamique des taux de financement, les expositions des contreparties et les scénarios de liquidation. La controverse MakerDAO a mis en évidence que l’audit technique seul ne suffit pas et doit être complété par des informations de conformité couvrant les cadres réglementaires et les enjeux de stabilité systémique.
Le partenariat entre Anchorage Digital et Ethena Labs marque une étape essentielle pour la régulation des stablecoins, avec l’introduction du premier stablecoin conforme au GENIUS Act sur le marché américain. Suite à l’adoption du GENIUS Act par le Congrès, cette collaboration a permis à Anchorage Digital d’offrir USDtb aux investisseurs institutionnels via sa plateforme dédiée à l’émission de stablecoins — une infrastructure clé en main conçue pour la distribution régulée de dollars numériques. USDtb respecte pleinement le nouveau cadre réglementaire américain tout en maintenant des standards de sécurité et d’opérabilité institutionnels. La plateforme s’appuie sur le statut d’Anchorage Digital comme banque crypto fédérale, offrant une position réglementaire privilégiée pour l’émission de stablecoins. Avec 1 milliard de dollars d’actifs réels en collatéral, USDtb prouve qu’un stablecoin institutionnel peut répondre aux exigences du GENIUS Act sans perte de fonctionnalité. Ce jalon instaure le modèle de conformité pour l’ensemble de l’écosystème, démontrant que l’infrastructure des actifs numériques peut s’aligner sur une supervision fédérale stricte. La dynamique d’adoption institutionnelle issue de ce partenariat indique que les futurs projets de stablecoins pourraient adopter des cadres similaires, ouvrant la voie à une nouvelle gestion de la conformité pour ENA et ses protocoles à l’horizon 2026.
En 2026, ENA a consolidé son infrastructure de conformité grâce à un investissement institutionnel de 20 millions de dollars de M2 Capital, une avancée majeure pour son cadre réglementaire. Ce soutien a permis le développement et la mise en place d’une politique KYC/AML complète, conforme aux standards internationaux de lutte contre le blanchiment d’argent. L’apport de capitaux traduit la confiance des investisseurs institutionnels dans la capacité d’ENA à s’adapter à un environnement réglementaire complexe tout en préservant son efficacité opérationnelle.
La mise en œuvre du dispositif KYC/AML marque une évolution dans la gestion de la vérification des utilisateurs et du suivi des transactions par ENA. Grâce à l’expertise de M2 Capital et aux capacités techniques du protocole, ENA a instauré des procédures d’intégration renforcées et des mécanismes de contrôle continu. Cette approche globale confirme que la conformité réglementaire est devenue un enjeu central pour la pérennité du protocole dans l’univers des cryptomonnaies.
Cependant, les défis réglementaires internationaux demeurent importants malgré le soutien institutionnel. La diversité des normes selon les juridictions crée des frictions pour les opérations mondiales d’ENA. Face à ces disparités, le protocole a dû adapter ses mesures de conformité à chaque région, rendant la standardisation des processus KYC/AML complexe à l’échelle internationale. Ce contexte réglementaire fragmenté exige une adaptation constante et des ressources dédiées pour maintenir la conformité tout en développant les opérations au niveau global.
ENA désigne l’Energy Networks Association, encadrée par les réglementations britanniques GB en 2026, centrées sur le déploiement orienté client et l’absence de dépendance à de nouveaux fournisseurs.
Les organisations ENA devront faire face à une pénurie de talents, à la saturation des alertes et à l’évolution rapide des réglementations. Les équipes de conformité devront répondre à des exigences KYC/AML renforcées, aux complexités des juridictions internationales et à une surveillance accrue sur les protocoles décentralisés et les dispositifs de staking.
Les organisations doivent renforcer leurs dispositifs de conformité, optimiser la gouvernance des données et anticiper une surveillance réglementaire accrue. Elles doivent actualiser les politiques internes, réaliser des audits de conformité et mettre en place des systèmes de contrôle robustes pour répondre aux standards attendus dès mi-2026.
Le non-respect des réglementations ENA en 2026 expose à des sanctions pouvant atteindre 500 000 $ par infraction et à des risques de confiscation d’actifs. Les actions réglementaires restent rigoureuses pour garantir le respect des normes dans le secteur.
En 2026, les secteurs de la finance, de la technologie et de la santé sont les plus concernés par les risques réglementaires ENA. Les institutions financières gérant des actifs numériques nécessitent des dispositifs de conformité renforcés. Les entreprises technologiques doivent maîtriser la gouvernance de l’IA et les réglementations sur la protection des données. Les acteurs de la santé doivent garantir une cybersécurité et une confidentialité accrues. Des stratégies de conformité proactives sont indispensables pour ces trois secteurs.
Mettre en place des dispositifs de conformité complets, incluant des procédures KYC/AML, garantir la transparence opérationnelle, réaliser des analyses de risque régulières, suivre l’évolution des réglementations et instaurer des contrôles internes robustes. La tenue d’audit et la documentation de toutes les transactions sont essentielles pour satisfaire aux standards réglementaires de 2026.











