

Les dispositifs réglementaires encadrant les stablecoins se sont nettement transformés à l’échelle internationale, chaque juridiction adoptant ses propres méthodes de classification et de contrôle. Aux États-Unis, la Division of Corporation Finance de la SEC a mené une analyse juridique approfondie et déterminé que les stablecoins concernés ne sont pas considérés comme des valeurs mobilières selon la législation fédérale. Cette décision découle de la conception fonctionnelle de ces actifs numériques, principalement destinés aux paiements, à la transmission de fonds et à la conservation de valeur, plutôt qu’à des fins d’investissement.
Le cadre de la SEC énonce des critères précis pour que les stablecoins échappent à la qualification de valeurs mobilières. Ils doivent être adossés à des réserves composées de USD et d’autres actifs liquides à faible risque, suffisantes pour garantir la liquidité immédiate lors de tout rachat. Cette structure distingue fondamentalement les stablecoins des titres traditionnels en excluant toute logique de recherche de profit pour les acquéreurs.
À l’opposé, la Chine adopte une politique particulièrement restrictive en matière de régulation des stablecoins. La Banque populaire de Chine, avec l’appui de neuf autres agences réglementaires, a formellement classé les stablecoins comme monnaies virtuelles soumises à une réglementation stricte. Cette classification, explicitée dans l’avis de 2021 sur la prévention des opérations liées aux monnaies virtuelles, reflète l’interdiction générale des activités sur monnaies virtuelles et l’application stricte contre les opérations financières associées.
La divergence entre ces politiques nationales met en lumière la fragmentation persistante de la régulation des stablecoins dans le monde. Tandis que la SEC autorise l’émission de stablecoins sur le marché intérieur sous certaines conditions de conformité, la Chine maintient une interdiction totale, illustrant des différences marquées dans les méthodes d’évaluation des risques et les priorités politiques des principaux centres financiers.
La Banque populaire de Chine a réaffirmé sa politique de tolérance zéro à l’égard des monnaies virtuelles, avec une attention particulière portée aux stablecoins. Lors d’une réunion réglementaire coordonnée en fin novembre 2025 regroupant treize agences gouvernementales, les autorités chinoises ont confirmé que les activités commerciales liées aux monnaies virtuelles constituent des opérations financières illicites.
La banque centrale a spécifiquement identifié les stablecoins comme sources de risques financiers significatifs. Selon les communiqués officiels, les stablecoins « ne satisfont actuellement pas aux exigences d’identification des clients et de lutte contre le blanchiment d’argent, et posent des risques d’utilisation pour des opérations de blanchiment, des fraudes de collecte de fonds et des transferts de fonds transfrontaliers illicites ». Cette préoccupation s’inscrit dans la volonté plus large de Pékin de garder un contrôle strict sur les flux de capitaux et de préserver la souveraineté monétaire.
La répression réglementaire vise ce que les autorités qualifient de retour des activités de spéculation. Contrairement à des marchés comme Hong Kong, qui ont adopté des régimes de licence pour les actifs numériques, la Chine continentale impose une interdiction générale à toutes les opérations sur cryptomonnaies, y compris les stablecoins privés indexés sur des devises étrangères.
La stratégie d’application chinoise s’oppose directement aux cadres réglementaires occidentaux. Alors que les États-Unis et l’UE ont mis en place des modèles de stablecoins garantis par des réserves, Pékin considère ces actifs comme des menaces systémiques pour ses mécanismes de contrôle des capitaux. Cette position illustre l’engagement de la Chine à empêcher que les stablecoins libellés en dollars ne fragilisent l’initiative du renminbi numérique et n’altèrent ses objectifs de stabilité financière.
Le règlement Markets in Crypto-Assets (MiCA) constitue une étape décisive pour la régulation des cryptomonnaies dans l’Union européenne. Mis en œuvre le 30 décembre 2024, ce dispositif unifie la supervision des stablecoins dans les 27 États membres, remplaçant les approches nationales fragmentées par des normes harmonisées.
MiCA impose des obligations majeures aux émetteurs de stablecoins actifs au sein de l’UE. Les émetteurs agréés peuvent désormais obtenir une autorisation unique dans un État membre et opérer dans l’ensemble des 27 pays via le passeport européen, ce qui simplifie notablement la conformité réglementaire. Le règlement impose une réserve stricte adossée à 1:1, interdisant les stablecoins algorithmiques et ceux proposant des rendements, autrefois considérés comme risqués pour le système.
La rigueur du cadre se manifeste dans ses exigences fondamentales. Les émetteurs doivent publier des livres blancs détaillés, séparer les réserves et se soumettre à un processus d’autorisation strict supervisé par les autorités nationales compétentes. Ces mesures visent directement les risques opérationnels identifiés lors des précédentes crises sectorielles et instaurent des garanties institutionnelles robustes.
Le champ du règlement s’étend au-delà des stablecoins, englobant les prestataires de services sur crypto-actifs (CASP), comme les plateformes d’échange, les dépositaires et les systèmes de négociation. Tous ces acteurs doivent être agréés pour opérer légalement dans l’UE. Cette approche globale crée un environnement structuré favorisant l’adoption institutionnelle, tout en garantissant la protection des consommateurs via des obligations standardisées de conformité opérationnelle et de lutte contre la criminalité financière, transformant profondément l’écosystème européen des crypto-actifs.
Le marché des stablecoins a affiché une dynamique notable au premier semestre 2025, avec une capitalisation totale dépassant 252 milliards USD, soit une croissance d’environ 22 % par rapport à la période précédente. Cette progression traduit un renforcement de la confiance institutionnelle et une évolution des cadres réglementaires sur les actifs numériques.
| Indicateur de marché | Valeur | Variation |
|---|---|---|
| Capitalisation totale | 252 milliards USD | +22 % |
| Période de croissance | 1er semestre 2025 | 6 mois |
| Sentiment de marché | Positif | Adoption institutionnelle |
La croissance du marché a été principalement stimulée par la clarification réglementaire et l’adoption accélérée de la finance décentralisée. Tether (USDT) a gardé sa position dominante sur le réseau Tron, avec plus de 8,9 millions de transactions quotidiennes et 21,5 milliards USD transférés chaque jour. De son côté, le stablecoin PayPal (PYUSD), émis par Paxos Trust Company, a doublé sa capitalisation sur la période, illustrant une forte adoption par sa base d’utilisateurs.
Des avancées réglementaires majeures ont largement contribué à cette dynamique. Une nouvelle législation impose que les stablecoins soient entièrement garantis par des dollars américains ou des actifs très liquides, avec audits annuels obligatoires pour les émetteurs dont la capitalisation excède 50 milliards USD. Les principaux acteurs du secteur anticipent un doublement de la taille du marché d’ici 2026, soulignant une dynamique portée par la demande institutionnelle et le renforcement des standards de conformité, qui posent des garde-fous plus clairs pour les flux de capitaux et l’organisation des marchés.
XNY est une cryptomonnaie développée sur la blockchain Solana, offrant des transactions rapides et peu coûteuses. Elle est conçue pour les applications Web3 et disponible à l’échange.
Ocean Protocol (OCEAN) devrait s’imposer en 2025. Elle se spécialise dans le partage décentralisé des données, sa progression étant soutenue par la montée de la demande pour les services liés à la donnée.
Oui, la pièce Onyx possède une valeur. En 2025, elle s’échange à 0,00511317 USD avec une offre circulante de 36,3 milliards de pièces, ce qui témoigne de l’intérêt du marché et d’un potentiel de croissance.
Au 5 décembre 2025, la pièce Hawk Tua est cotée autour de 0,00015 USD. Son prix a progressé de 50 % sur le mois écoulé, porté par une adoption croissante et un sentiment de marché positif.










