

World Liberty Financial a été confronté à un grave incident de sécurité impliquant près de 100 portefeuilles compromis avant le lancement officiel de sa plateforme. Si le sous-titre mentionne une vulnérabilité de smart contract, la faille ne provenait pas du code du smart contract WLFI, mais d’attaques de phishing sophistiquées exploitant les vulnérabilités EIP-7702 présentes dans l’infrastructure externe des portefeuilles. Les chercheurs en sécurité, dont le fondateur de SlowMist Yu Jian, ont constaté que les hackers avaient utilisé des clés privées divulguées et des contrats malveillants préinstallés pour vider les tokens WLFI des utilisateurs touchés.
Dès la découverte de la compromission, WLFI a mis en œuvre des mesures immédiates en gelant les portefeuilles concernés et en imposant une nouvelle vérification Know Your Customer pour les utilisateurs affectés avant la réattribution des fonds. Le projet a ensuite réalisé un burn d’urgence le 19 novembre, détruisant environ 166 667 000 tokens WLFI d’une valeur de 22,14 millions de dollars issus des portefeuilles compromis. Ce mécanisme avait un double objectif : empêcher la recirculation des tokens volés et démontrer l’engagement de la plateforme en matière de protection des avoirs des utilisateurs. L’incident a mis en exergue l’exposition des détenteurs de cryptomonnaies aux risques liés aux failles de sécurité de prestataires tiers et aux vulnérabilités côté utilisateur, même lorsque l’architecture des smart contracts reste intacte.
La décision de World Liberty Financial de geler 2,9 milliards de tokens WLFI illustre les risques majeurs liés aux mécanismes de blacklist centralisés dans les protocoles blockchain. À la suite d’accusations de dumping de tokens par de grands détenteurs, ce gel a provoqué un effondrement de 94 % du prix, passant de 1,1 $ à 0,07 $, avec des conséquences sévères sur les portefeuilles des investisseurs. Cette dépréciation brutale soulève des interrogations sur l’utilité du token et la protection des détenteurs. La controverse a révélé des faiblesses de gouvernance fondamentales : la capacité de WLFI à geler unilatéralement des portefeuilles sans transparence a transformé la perception du marché, passant de l’innovation DeFi à un risque de centralisation. Plusieurs investisseurs ont signalé que leurs fonds étaient bloqués dans l’attente d’une vérification KYC, suscitant des inquiétudes assimilables à une saisie d’actifs. L’incident démontre que les mécanismes de blacklist, bien que conçus pour lutter contre la fraude, peuvent se transformer en outils de contrôle unilatéral, nuisant à la confiance dans la décentralisation. Cette vulnérabilité met en lumière la tension entre sécurité et droits des détenteurs, établissant un précédent où les décisions de gouvernance entraînent une destruction directe de valeur. Ces capacités de gel centralisées constituent une faiblesse structurelle qui remet en question la mission de démocratisation financière affichée par WLFI.
Le protocole WLFI repose sur une structure de contrôle multi-signature activée en cas de risque majeur, concentrant la gouvernance entre des signataires désignés uniquement par World Liberty. Si ce dispositif d’urgence répond à une exigence sécuritaire, il entre en contradiction avec la promesse de décentralisation du projet. Le nombre et l’identité des signataires restent inconnus, introduisant une opacité contraire aux principes de gouvernance décentralisée.
La tension s’accentue à l’analyse des dynamiques réelles de propriété. Les principaux acteurs, notamment les fondateurs et parties affiliées, détiennent environ 60 % de l’offre de tokens, ce qui affaiblit la gouvernance distribuée. En théorie, les détenteurs de tokens WLFI participent aux propositions et votes de gouvernance, mais le protocole demeure sous contrôle d’entités centralisées. Les privilèges d’urgence du cadre multi-signature renforcent cette concentration du pouvoir, permettant une autorité potentiellement non supervisée en période de crise.
L’architecture met en évidence une vulnérabilité critique : les mesures de sécurité censées protéger le protocole accentuent en réalité la centralisation. En temps normal, la gouvernance repose sur la participation des détenteurs, mais le protocole conserve des capacités de mise à jour des contrats et d’override administratif. Il en résulte un système où contrôles multi-signatures et propriété centralisée coexistent, rendant difficile la cohérence entre discours sur la décentralisation et mécanismes réels de gouvernance.
La période pré-lancement de World Liberty Financial a été marquée par un incident de sécurité majeur, lorsque des hackers ont infiltré des portefeuilles utilisateurs par le biais d’attaques de phishing avancées, sans exploiter de faille dans l’infrastructure du smart contract WLFI. Cette fuite de données a compromis 272 portefeuilles, entraînant une réaction immédiate de l’équipe WLFI. Dès la découverte de l’infiltration des portefeuilles, la plateforme a gelé les comptes affectés pour empêcher toute transaction non autorisée et perte d’actifs. L’incident résulte de schémas de phishing externes et de failles chez des prestataires tiers, et non d’une vulnérabilité du protocole WLFI. Pour permettre la restitution des fonds, WLFI a instauré un processus de re-vérification KYC obligatoire pour les utilisateurs concernés. Cette étape Know Your Customer exigeait la validation de l’identité et la preuve de détention du portefeuille avant transfert des actifs vers de nouveaux portefeuilles sécurisés. La plateforme a développé une logique contractuelle spécifique permettant le transfert sécurisé des fonds uniquement après la re-vérification. À la suite de cet incident, WLFI a effectué un burn d’urgence le 19 novembre, détruisant environ 166 667 000 tokens WLFI d’une valeur de 22,14 millions de dollars issus des portefeuilles compromis. Cette action a réduit l’offre en circulation et montré l’engagement de la plateforme à protéger les intérêts des utilisateurs lors de la restitution des fonds.
Le smart contract WLFI présente des vulnérabilités identifiées, notamment des failles de gouvernance multi-signature et des exploitations EIP-7702 sur Ethereum. Ces failles peuvent permettre des actions de gouvernance non autorisées et des vols de fonds. Une surveillance continue et des améliorations constantes sont indispensables à la sécurité du contrat.
WLFI est exposé à une incertitude réglementaire, à des risques de manipulation de marché liés à une concentration des investisseurs et à une gouvernance centralisée. La croissance du stablecoin USD1 dépend fortement de partenariats institutionnels uniques comme MGX-Binance, ce qui crée une vulnérabilité systémique. La transparence des réserves demeure insuffisante malgré les promesses d’audit.
Stockez vos tokens WLFI en sécurisant vos clés privées et seed phrases, sans jamais les communiquer. Activez l’authentification à deux facteurs, privilégiez les wallets physiques pour les montants importants et surveillez régulièrement l’activité de votre compte pour prévenir tout accès non autorisé.
L’audit réalisé par Crowe LLP en août 2025 a confirmé que les réserves du stablecoin USD1 sont intégralement adossées à des actifs réels(85 % fonds monétaires d’État)et conservées par le custodian réglementé BitGo. Le rapport a souligné des enjeux de conformité réglementaire et des conflits d’intérêts potentiels concernant l’implication de la famille Trump dans le projet.
Le token WLFI présente de faibles risques de rug pull et de liquidité, bénéficiant du soutien de la famille Trump, d’une forte confiance institutionnelle et d’une croissance stable des volumes de transaction en 2025.
Le token WLFI dispose d’une infrastructure de sécurité avancée, intégrant des protocoles de chiffrement sophistiqués et des systèmes de vérification multi-signature. Ses mesures de sécurité sont comparables à celles des principales cryptomonnaies, avec des audits réguliers et une architecture décentralisée qui limite efficacement les vulnérabilités liées à un point central.











