
L’augmentation marquée de l’open interest sur les futures apparaît comme l’un des indices les plus révélateurs des évolutions de la dynamique du marché des dérivés. Un open interest à 78,9 millions de dollars, porté par une croissance de 29 %, illustre bien plus qu’une progression du volume d’échange : il témoigne de véritables changements dans l’engagement des intervenants sur les contrats à terme. Ce mouvement traduit l’engagement de capitaux par les traders professionnels et les institutions sur des positions dérivées à horizon plus long, un comportement généralement précurseur de mouvements de marché majeurs.
Ce sont les flux institutionnels qui alimentent la montée de l’open interest, les principaux acteurs répartissant méthodiquement leurs ressources sur les marchés à terme. Le rythme accéléré observé en 2026 reflète une confiance accrue dans la stabilité et l’accessibilité du marché des dérivés. Plutôt que d’analyser l’open interest isolément, les analystes associent cet indicateur à l’évolution des prix pour distinguer les activités de couverture des prises de position spéculatives. Une progression de 29 % révèle que l’écosystème dérivé attire durablement l’attention des opérateurs sophistiqués, qui utilisent les contrats à terme pour gérer leurs expositions ou mettre en œuvre des stratégies complexes. Ce niveau d’engagement institutionnel s’accompagne généralement d’un gain de liquidité et d’un resserrement des écarts de prix, bénéfique pour l’ensemble des participants en quête d’exécution optimale sur les plateformes de produits dérivés.
La volatilité du taux de funding constitue un véritable baromètre du sentiment dans les marchés dérivés, révélant l’appétit pour le risque des traders à travers le coût de maintien des positions perpétuelles. Les pics du taux de funding sont interprétés comme des signes de confiance haussière — preuve d’un afflux de levier sur les positions longues et d’un sentiment de marché constructif. Pourtant, cette lecture occulte un risque majeur : des taux élevés sont fréquemment synonymes de concentrations dangereuses de levier, et non de profondeur de marché soutenue.
La cascade de liquidations d’octobre 2025, qui a effacé 19,13 milliards de dollars de valeur notionnelle sur les marchés dérivés en l’espace de 24 heures, a illustré ce paradoxe. L’open interest avait atteint des sommets avant la correction, ce qui signifiait qu’une masse de capitaux pouvait être liquidée. Plus de 1,6 million de comptes traders ont été contraints au désendettement sur cet intervalle, révélant à quel point des signaux de funding positifs pouvaient masquer la fragilité structurelle du marché. Les chocs géopolitiques et les tensions macroéconomiques ont ensuite déclenché des boucles de rétroaction : à mesure que le levier se réduisait, les liquidations se multipliaient, la volatilité s’emballait et les taux de funding s’inversaient brutalement.
Ce schéma s’est répété en novembre 2025, lors d’un nouveau choc de liquidations touchant les zones à fort levier. L’enseignement pour les opérateurs reste clair : si la volatilité du taux de funding mesure précisément le sentiment, elle ne signale pas les risques structurels enfouis dans les marchés dérivés. L’augmentation du levier, présentée comme signal haussier, précède les épisodes de liquidations en cascade : un mécanisme qui façonne encore la dynamique du marché et les stratégies de gestion du risque en 2026.
La vague récente de 150 milliards de dollars de fermetures forcées s’impose comme l’un des épisodes de liquidation les plus significatifs, véritable indicateur pour saisir la dynamique des marchés dérivés. De telles données de liquidations traduisent la prise de positions extrêmes par les traders, au-delà des seuils de risque acceptables, soulignant la tension du sentiment de marché. Ces fermetures forcées se propagent dans l’écosystème des dérivés, déclenchant des dénouements automatiques qui accentuent les mouvements de prix et la volatilité sur les contrats à terme et perpétuels.
Les déséquilibres du ratio long-short apportent un éclairage essentiel pour jauger la gravité des liquidations. Quand ce ratio se déséquilibre fortement — avec une accumulation massive d’un côté — le marché devient structurellement vulnérable aux points d’inflexion. L’événement de liquidation de 150 Md$ a révélé cette fragilité : une surconcentration de positions longues a créé une base instable, qui s’est effondrée dès le changement de sentiment. Les traders en longs à effet de levier ont subi des appels de marge simultanés, accentuant la pression vendeuse et provoquant de nouvelles liquidations en cascade.
| Condition de marché | Signal de positionnement | Risque de liquidation |
|---|---|---|
| Ratio long-short équilibré | Structure de marché saine | Risque aigu faible |
| Biais extrême (haussier) | Vulnérabilité accrue | Sensibilité de déclenchement élevée |
| Cascade de liquidations | Point d’inflexion du marché | Volatilité amplifiée |
Ces extrêmes de positionnement identifiés par les données de liquidations servent de signaux d’alerte pour les traders de produits dérivés. Surveiller les concentrations risquées de positions longues ou courtes permet d’anticiper les points d’inflexion. L’épisode des 150 Md$ de liquidations montre que le suivi des seuils critiques et du ratio long-short s’avère indispensable pour naviguer dans l’environnement volatil des dérivés en 2026.
L’élargissement de l’open interest sur les options à 39 milliards de dollars marque une transformation profonde de la structure et de l’utilisation des marchés dérivés crypto. Cette croissance notoire de la valeur notionnelle atteste que le marché s’est éloigné des mécanismes basiques des futures perpétuels, signalant une véritable implication institutionnelle et l’adoption de stratégies de couverture avancées. Les marchés d’options requièrent des carnets d’ordres étoffés, des modèles de tarification complexes et une infrastructure de gestion des risques sophistiquée, autant de signes d’un écosystème financier mature.
Là où les futures perpétuels répondent aux besoins des traders directionnels cherchant une exposition à effet de levier avec financement continu, l’expansion de l’open interest sur les options traduit une demande accrue pour un contrôle du risque granulaire et une flexibilité stratégique. Les 39 milliards englobent une diversité de prix d’exercice, de dates d’expiration et de types de contrats, permettant aux opérateurs d’ajuster précisément leurs profils d’exposition. Cette diversification atteste que les acteurs du marché s’orientent vers des instruments alternatifs pour gérer la protection à la baisse, générer des revenus ou se positionner sur la volatilité.
La progression de l’open interest sur les options reflète également les investissements des plateformes dans les systèmes de compensation, l’infrastructure de règlement et les ressources pédagogiques indispensables à la négociation de produits dérivés avancés. Les investisseurs institutionnels privilégient des contrats standardisés, une tarification transparente et un cadre réglementaire solide : autant d’éléments moteurs pour la croissance du marché des options. Cette évolution traduit une transition du marché des dérivés, du trading spéculatif grand public vers des opérations professionnelles, où l’open interest sur les options devient un indicateur de profondeur et de sophistication des participants.
L’open interest désigne le total des positions ouvertes non clôturées sur les contrats à terme. Une hausse de l’open interest couplée à une progression des prix signale une dynamique haussière solide et la poursuite de la tendance. Une diminution de l’open interest traduit un recul de la participation. En combinant open interest, volume et prix, les traders évaluent le sentiment du marché et identifient les retournements potentiels de tendance en 2026.
Un taux de funding positif élevé signale une euphorie avec un levier excessif, symptomatique d’une surchauffe. Un taux négatif traduit la crainte et la panique. Le taux de funding révèle directement le sentiment des traders : un taux positif impose aux positions longues de payer les shorts, ce qui freine les achats ; un taux négatif fait l’inverse, ce qui stimule les achats. Ces dynamiques sont le reflet des extrêmes de marché et des retournements attendus en 2026.
Surveiller les pics de liquidations : une flambée soudaine suggère un possible retournement. De fortes liquidations longues sur des résistances annoncent généralement un sommet, tandis que des liquidations courtes sur des supports indiquent un creux. L’analyse conjointe du volume des liquidations et du taux de funding permet de confirmer les extrêmes et d’identifier des opportunités de retournement de tendance.
L’approche combinée offre une vision globale du sentiment et des tendances de levier. L’open interest mesure l’exposition totale, le taux de funding indique le biais de positionnement, et les données de liquidations reflètent la pression des sorties forcées. Ensemble, ces indicateurs facilitent l’anticipation des retournements, la détection des risques systémiques et optimisent le timing d’entrée/sortie avec une précision supérieure à celle des analyses isolées.
Surveiller les hausses d’open interest pour valider la tendance, utiliser le taux de funding pour repérer les zones de surachat/survente et ajuster ses sorties, suivre les cascades de liquidations pour identifier les supports/résistances. Placer des stop-loss au-dessus des clusters de liquidation, entrer lors de la baisse du taux de funding associée à une hausse de l’open interest, sortir lorsque les liquidations s’intensifient et signalent un retournement.
Un bond de l’open interest sur les futures est généralement le signe d’une dynamique haussière forte et d’une confiance dans la poursuite de la hausse des prix. Il traduit une participation accrue et un sentiment optimiste, suggérant une pression acheteuse durable sur les actifs en 2026.
Des divergences dans les données de liquidations entre exchanges fragmentent les signaux et peuvent induire les traders en erreur sur le niveau réel de risque. Une sous-déclaration atténue la perception du risque retail mais masque la tension effective, tandis qu’une surdéclaration exagère la volatilité. Agréger les données multi-plateformes permet une lecture plus fiable de la dynamique globale des liquidations et un diagnostic de risque plus pertinent pour la prise de décision.











